La recette du véritable far breton aux pruneaux reste facile
Préparez un far breton aux pruneaux facile, moelleux et bien beurré, avec les bons dosages, la cuisson tremblotante et les gestes clés.
La recette du véritable far breton aux pruneaux consiste à cuire une pâte fluide d’œufs, lait entier, farine, sucre et beurre demi-sel sur des pruneaux moelleux, à la manière d'une flognarde aux pommes. Le bon far sort doré, dense mais souple, encore légèrement tremblotant au centre, puis se raffermit en tiédissant.
Un far trop farineux peut sortir du four aussi raide qu’une semelle, même avec de beaux pruneaux. À Grimaud, quand le mistral descend vers les terrasses et que les étals sentent la figue sèche, j’aime cette recette pour sa modestie : un saladier, un fouet, un plat beurré. Le véritable enjeu n’est pas de compliquer le dessert, mais d’obtenir cette coupe nette, humide, presque satinée, où le pruneau gonflé parfume la pâte sans l’alourdir. Voici ma version facile, fidèle à l’esprit breton, proche d’une tarte aux abricots en boîte, avec les gestes qui évitent le far sec, collant ou trop proche du flan.
Ingrédients du véritable far breton aux pruneaux
| Pour 6 à 8 | Quantité | Geste |
|---|---|---|
| Lait entier | 75 cl | Tiédir |
| Œufs | 4 | Battre |
| Farine | 170 g | Tamiser |
| Sucre, sel | 120 g, pincée | Mélanger |
| Beurre demi-sel, pruneaux | 30 g, 250 g | Beurrer, répartir ; vanille ou rhum facultatif |
Pour cette recette du véritable far breton aux pruneaux, je garde une main familiale : peu de farine, du gras salé, des fruits moelleux. La pâte doit couler doucement. Le Far breton, ou Farz forn en Bretagne, associe œuf, farine, sucre, lait et beurre demi-sel ; la documentation disponible en rappelle l’ossature.
Préparation pas à pas : une pâte lisse, des pruneaux gonflés
Pour préparer le far, faites gonfler les pruneaux, mélangez œufs et sucre, incorporez la farine puis délayez avec le lait tiède. La pâte à far doit rappeler une pâte à crêpes épaisse, lisse et satinée. Versez-la sur les fruits, dans un plat beurré, puis enfournez aussitôt.
- Faites tremper les pruneaux d’Agen dans de l’eau tiède, du thé ou un trait de rhum brun, afin de faire gonfler des pruneaux sans les détremper.
- Fouettez les œufs avec le sucre, juste assez pour dissoudre les grains, sans chercher une mousse pâle.
- Ajoutez la farine peu à peu, tandis que le fouet racle le saladier avec ce bruit sec de crêperie.
- Délayez avec le lait tiède, en filet, jusqu’à obtenir une préparation far breton souple, sans grumeaux.
- Beurrez généreusement le plat en terre, répartissez les pruneaux, versez la pâte et laissez-la se poser une minute.

Cuisson du far breton : le point tremblotant à surveiller
Le far breton est cuit quand les bords sont dorés, le centre encore légèrement tremblotant et la lame d’un couteau ressort presque propre. Il continue de se raffermir en refroidissant ; ne prolongez donc pas la cuisson jusqu’à obtenir une texture sèche. Pour la cuisson far breton, comptez autour de 50 minutes, à ajuster selon l’épaisseur du plat et le tempérament du four. Les recettes familiales, de Loïc Hémery à Marmiton ou Terres de Breizh, oscillent entre 200 °C et 220 °C ; je préfère un départ chaud, puis une surveillance fine, car le beurre demi-sel colore vite sur les bords. Le parfum doit monter doucement. La surface doit blondir, les contours se tenir, tandis que le cœur du far aux pruneaux reste souple, presque crémeux : voilà comment savoir si le far est cuit sans tuer le far breton moelleux. Au repos, la texture fondante se fixe et les parts deviennent nettes.
Far nature, far aux pruneaux, flan ou clafoutis : ce qui change vraiment
Le far breton traditionnel n’est pas un simple flan : plus farineux, il offre une mâche dense, presque satinée. Les pruneaux signent une variation très populaire, celle du far breton aux pruneaux à l’ancienne, mais le far breton nature existe pleinement. Le clafoutis, lui, naît autour de fruits frais, souvent des cerises.
Questions fréquentes
Qui a inventé le far breton ?
Le far breton n’a pas un inventeur unique : c’est une recette paysanne née en Bretagne, dans les fermes et les foyers, avec farine, lait, œufs et sucre. À l’origine, le far était plutôt nature, parfois servi comme plat nourrissant. Les pruneaux sont venus ensuite, au fil des échanges maritimes.
Pourquoi on met des pruneaux dans le far breton ?
On met des pruneaux dans le far breton pour leur douceur, leur moelleux et leur belle tenue à la cuisson. Historiquement, les ports bretons recevaient des pruneaux d’Agen, faciles à conserver dans les cales. Dans la pâte, ils gonflent doucement, parfument le lait et donnent ce contraste fondant que j’aime tant.
Quelle différence entre FAR et flan ?
Le far breton est plus dense et rustique qu’un flan classique. Il contient davantage de farine, ce qui lui donne une texture ferme, presque entre flan épais et gâteau tendre. Le flan, lui, repose surtout sur lait, œufs et parfois crème, avec une sensation plus lisse et tremblotante en bouche.
Comment savoir si le FAR est cuit ?
Le far est cuit quand les bords sont bien pris, dorés, légèrement gonflés, et que le centre reste juste souple sans être liquide. Plantez la lame d’un couteau : elle doit ressortir presque propre, avec une fine humidité. Je le laisse ensuite tiédir, car sa texture se raffermit en reposant.
Quels sont les ingrédients pour faire un far breton ?
Pour une recette facile de véritable far breton aux pruneaux, il faut des œufs, du sucre, de la farine, du lait entier, du beurre, une pincée de sel et des pruneaux. On peut ajouter un trait de rhum, de la vanille ou du thé infusé pour parfumer, sans masquer le goût lacté.
Quelle est la différence entre un clafoutis et un far ?
Le clafoutis vient plutôt du Limousin et se prépare traditionnellement avec des cerises dans une pâte légère. Le far breton, lui, est plus épais, plus nourrissant, souvent garni de pruneaux. En bouche, le clafoutis reste plus fruité et souple, tandis que le far offre une mâche plus dense.
Comment savoir si le far est cuit ?
Observez la surface : elle doit être dorée, parfois un peu brune par endroits, avec une odeur chaude de beurre et de lait cuit. Le far ne doit plus trembler franchement quand on bouge le plat. S’il paraît encore trop souple, prolongez la cuisson cinq à dix minutes.
Comment faire pour faire gonfler des pruneaux ?
Pour faire gonfler des pruneaux, couvrez-les d’eau tiède, de thé noir chaud ou d’un mélange eau-rhum pendant vingt à trente minutes. Égouttez-les bien avant de les déposer dans le plat, afin de ne pas détremper la pâte. Cette étape les rend plus moelleux et parfumés.
Pour réussir votre far breton aux pruneaux, gardez trois repères simples : une pâte lisse et fluide, des pruneaux bien répartis, une cuisson arrêtée quand le centre tremble encore un peu. Laissez tiédir avant de trancher, car la texture se pose lentement. Servez-le nature, sans décor inutile, avec un café serré ou un verre de cidre : c’est souvent dans cette sobriété que le dessert devient vraiment mémorable.
Mis à jour le 16 mai 2026
