Samuel Victori devient Meilleur ouvrier de France : le chef étoilé des Agitateurs à Nice est l'un des 13 lauréats
Carnet du Mûrier
Tables du Var

Samuel Victori devient Meilleur ouvrier de France : le chef étoilé des Agitateurs à Nice est l'un des 13 lauréats

Le chef hyérois des Agitateurs à Nice, déjà étoilé, devient Meilleur ouvrier de France après trois jours d'épreuves à Lille.

Trois jours d'épreuves à Lille, cinq heures pour réaliser trois plats autour du rouget, du canard col-vert et de la poire, et des épreuves présidées par Alain Ducasse. Le Hyérois Samuel Victori, chef étoilé des Agitateurs à Nice, en sort Meilleur ouvrier de France. Il fait partie des 13 lauréats 2026 et pourra porter le col bleu-blanc-rouge.

En bref

  • Le Hyérois Samuel Victori, chef des Agitateurs à Nice, figure parmi les 13 lauréats MOF 2026.
  • Les concurrents devaient réaliser trois plats autour du rouget, du canard col-vert et de la poire, en cinq heures.
  • Deux autres Azuréens, Bastien Bertaina et Océane-Lyne Martin, étaient finalistes parmi 42 candidats mais n'ont pas décroché le titre.

Le chiffre clé : 13, lauréats du concours Meilleur ouvrier de France en 2026.

Le col bleu-blanc-rouge se gagne après trois jours d'épreuves à Lille

Le résultat est tombé à Lille, au Lycée hôtel international, où les épreuves se sont étalées sur trois jours. Samuel Victori y figurait parmi 42 finalistes. Il ressort dans le cercle restreint des 13 lauréats de l'année 2026.

Le concours porte officiellement le nom « Un des meilleurs ouvriers de France ». On le décrit comme un examen, pas comme un simple trophée de plus. Son emblème est connu de tous les amateurs de grande cuisine : le col bleu-blanc-rouge, que les lauréats ont désormais le droit d'arborer sur leur tenue de cuisine.

Si vous fréquentez les tables niçoises, la nouvelle vous concerne. Cette distinction vient s'ajouter à l'étoile Michelin des Agitateurs. Elle confirme que le chef a fait juger sa technique par des professionnels, devant un jury placé sous la présidence d'Alain Ducasse.

Rouget, canard col-vert et poire : trois plats en cinq heures

La consigne tient en une phrase, et elle ne pardonne pas. Chaque concurrent devait réaliser trois plats autour du rouget, du canard col-vert et de la poire, avec cinq heures devant lui. Un poisson, une volaille, un fruit : trois produits très différents à maîtriser dans le même créneau.

Cinq heures pour trois plats, cela laisse peu de place à l'improvisation. Voici les repères de l'épreuve, tels qu'ils ressortent du concours 2026.

ÉlémentDétail
LieuLycée hôtel international de Lille
Durée des épreuvesTrois jours
PrésidenceAlain Ducasse
Produits imposésRouget, canard col-vert, poire
Temps pour les trois plats5 heures
Finalistes42
Lauréats13

Le rapport est parlant : sur 42 finalistes, 13 seulement repartent avec le titre.

Un parcours passé par l'Institut Paul Bocuse, les Troisgros et le Bristol

Avant ce titre, le CV de Samuel Victori était déjà solide. Il est diplômé de l'Institut Paul Bocuse, dont il est sorti major de promotion. Il a ensuite poursuivi sa carrière auprès de la famille Troisgros, puis au Bristol Paris.

Les concours ont aussi jalonné sa route. Il a remporté le Challenge Foie Gras Saint-Martin des jeunes créateurs culinaires, ainsi que le Trophée de l'œuf en 2015.

En 2018, il ouvre Les Agitateurs à Nice. L'étoile Michelin est venue ensuite, et le Meilleur ouvrier de France arrive aujourd'hui par-dessus. Chaque étape ajoute une validation extérieure à un parcours construit dans de grandes maisons.

Cinq adresses entre le port de Nice et Saint-Paul-de-Vence

Samuel Victori ne se limite pas aux Agitateurs. Il est aussi à la tête d'adresses dans le quartier du port de Nice : Pirouette, Magma et Cagnard. À Saint-Paul-de-Vence, il y a Sous les pins. Il mène ces restaurants avec sa compagne, Julie Bussetto.

Magma, présentée comme la nouvelle adresse des Agitateurs, mise sur la fusion en regardant vers l'Asie. C'est la preuve que le chef, au-delà de la technique classique qu'évalue le MOF, aime aussi sortir des sentiers battus.

Pour un lecteur du Var, la distinction a une saveur locale : le chef est hyérois. Les tables à retenir se trouvent à Nice et à Saint-Paul-de-Vence.

Trois Azuréens en lice, une préparation menée en commun

Samuel Victori n'était pas seul sur la ligne de départ. Deux autres Azuréens figuraient parmi les 42 finalistes : Bastien Bertaina, de La Réserve de Beaulieu, et Océane-Lyne Martin, de La Chèvre d'or, à Èze. Ni l'un ni l'autre ne compte parmi les 13 lauréats, donc pas de col tricolore pour eux cette année.

Le trio avait pourtant privilégié la solidarité, en organisant des sessions de préparation collectives. Avant l'épreuve, Samuel Victori expliquait sa motivation au média L'Essentiel Nice.

« J'ai toujours eu envie de me challenger et je trouve ça intéressant d'être jugé sur sa technique pure par des pros. »

Samuel Victori, au média L'Essentiel Nice, avant de se lancer dans le concours.

Il disait aussi chercher la technique plutôt que l'image du concours. Il demande le meilleur à ses équipes : il se devait donc de se fixer le même objectif personnel.

Vos questions

Qu'est-ce que le titre de Meilleur ouvrier de France ?

Le concours s'appelle exactement « Un des meilleurs ouvriers de France » et il est considéré comme un examen. Les lauréats peuvent arborer le col bleu-blanc-rouge sur leur tenue de cuisine. Ils sont 13 en 2026.

Que devaient cuisiner les candidats à Lille ?

Les concurrents devaient réaliser trois plats autour du rouget, du canard col-vert et de la poire, en 5 heures. Les épreuves se sont étalées sur trois jours, au Lycée hôtel international de Lille, sous la présidence d'Alain Ducasse.

Où goûter la cuisine de Samuel Victori ?

Il est chef des Agitateurs à Nice, étoilé Michelin. Il dirige aussi Pirouette, Magma et Cagnard dans le quartier du port de Nice, ainsi que Sous les pins à Saint-Paul-de-Vence, avec sa compagne Julie Bussetto.

Sources : nicematin.com.